Imagerie médicale

Imagerie médicale

Le saviez-vous ?

L’imagerie médicale est devenue une composante incontournable des soins.

Elle contribue au dépistage, au diagnostic, au pronostic mais regroupe également des thérapeutiques innovantes et mini-invasives.
L’imagerie médicale est un vaste domaine permettant la visualisation du corps humain de l’échelle macroscopique à la microscopie ainsi qu’une approche fonctionnelle et métabolique.

Radiologie, médecine nucléaire et anatomopathologie sont les 3 disciplines traitant de l’imagerie médicale

La radiologie correspond à l’utilisation de rayonnements électromagnétiques, de rayons X ou d’ondes ultrasonores pour produire des images qui représentent les structures internes du corps dans le but dépister des maladies, de poser un diagnostic non-invasif précis ou de monitorer un traitement. C’est essentiellement une imagerie morphologique, elle peut néanmoins communiquer des informations de flux, de texture ou de fonction des structures explorées. Elle permet également d’assurer le guidage d’interventions médicales dans des conditions de précision et de sécurité optimales, c’est ce domaine de l’imagerie qui est nommé radiologie interventionnelle. Une part importante de celle-ci est à visée diagnostique : ponctions et biopsies dont le principe est de guider une aiguille par voie percutanée jusqu’à la lésion pour en prélever un fragment pour son analyse par l’anatomopathologie. Toutes les régions du corps humain, en particulier les plus profondes, sont accessibles à une biopsie. La radiologie interventionnelle est également thérapeutique avec des interventions mini-invasives (abord percutané sans ouverture du corps, diminution de la durée d’hospitalisation et des séjours en réanimation après intervention). Elle peut être classée en deux grands domaines : la radiologie interventionnelle vasculaire et le traitement percutané des cancers. La radiologie a donc une place importante non seulement dans le dépistage, diagnostic et pronostic mais également thérapeutique, en particulier dans la prise en charge des cancers.

La médecine nucléaire  est un domaine d’imagerie fonctionnelle reposant sur l’injection d’isotopes radioactifs. Ces informations de métabolisme combinées à des images morphologiques sont des techniques appelées scintigraphie isotopique ou tomographie par émission de positrons, pour lesquelles l’isotope radioactif est choisi fonction de la pathologie explorée (tumeur neuroendocrine, hémopathie…).

L’anatomopathologie désigne l’examen microscopique des tissus humains. Plus précisément l’anatomopathologie désigne l’examen d’une biopsie ou d’un spécimen chirurgical (après traitement et coupes histologiques réalisées), contrairement aux méthodes de la cytopathologie, qui utilise des cellules ou des fragments de tissus libres. L’examen anatomopathologique (ou histopathologique) des tissus commence par une chirurgie, une biopsie ou une autopsie. Le tissu est retiré du corps d’un organisme, puis placé dans un fixateur qui stabilise les tissus pour éviter leur décomposition. Pour voir les tissus au microscope, les sections sont colorées avec un ou plusieurs pigments. Le but de la coloration est de révéler les composants cellulaires, des contre-colorants sont utilisés pour fournir un contraste. Les lames histologiques sont ensuite interprétées de manière diagnostique et le rapport de pathologie qui en résulte décrit les résultats histologiques et le diagnostic du pathologiste. Dans le cas du cancer, cela représente le diagnostic tissulaire requis pour la plupart des protocoles de traitement.

Des disciplines complémentaires pour mieux soigner

Ces trois spécialités de par leur complémentarité apportent une connaissance toujours plus poussée des maladies, permettant l’individualisation de nouvelles entités pathologiques et le développement de thérapeutiques innovantes. Leur croissance a été considérable ces dernières décennies et les technologies d’images se sont considérablement améliorées. L’enjeu est aujourd’hui d’obtenir plus de l’image médicale, et dans le domaine du cancer, de combiner les informations de différentes échelles (macroscopique, microscopique et fonctionnelle) à partir de différentes modalités (scanner, IRM, PET-IRM, biopsie) pour construire des signatures phénotypiques personnalisées.

Imagerie médicale

Avec les progrès considérables de l’intelligence artificielle, de nouveaux champs des possibles s’ouvrent pour combiner ces modalités d’images médicales. C’est aussi une nouvelle opportunité donnée à différents domaines scientifique d’interagir et de s’entraider pour mieux nous comprendre et mieux nous soigner.

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