Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP)

AP-HP

L’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP), premier promoteur d’essais cliniques en France et en Europe, vient d’être labellisée Institut Carnot. L’Institut Carnot @AP-HP est un pôle d’accélération de la recherche partenariale avec les entreprises engagées dans l’innovation en santé. Les aspects Recherche et Innovation sont pilotés par la Direction de la Recherche Clinique et de l’Innovation (DRCI).

Basé sur le département « Innovation & Data » de l’AP-HP, l’espace de données de l’AP-HP intègre un grand nombre de données massives sur la santé collectées lors des activités de soins et de recherche. La composante majeure de l’espace de données de l’AP-HP est son entrepôt de données cliniques de l’AP-HP qui est le premier Entrepôt de Données de Santé (EDS) autorisé par la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL). Cet EDS rassemble actuellement les données de plus de 11 millions de patients. Depuis 2019, l’AP-HP a mis en place une nouvelle organisation fédérative dans l’objectif que les décisions soient plus proches des équipes et des services.

Les Groupes Hospitalo-Universitaires (GHU) permettent également de renforcer leurs liens avec les Universités, leurs territoires et leurs partenaires et ainsi de renforcer la qualité des soins et de la recherche pour tous les patients. Le GHU AP-HP. Nord – Université de Paris Cité (GHUNUP) réunit les hôpitaux suivants : hôpital Louis Mourier, hôpital Beaujon, hôpital Bichât Claude Bernard, hôpital Bretonneau, hôpital Lariboisière, hôpital Fernand Widal, hôpital Saint-Louis et hôpital universitaire Robert Debré.

Dans ce contexte, les unités de soins de l’hôpital Beaujon pilotent la FHU MOSAIC, forte de son expertise et de sa reconnaissance internationale en oncologie digestive (DMU DIGEST) et en imagerie médicale (DMU DREAM), soutenue par l’URC Beaujon-Bichat et l’EDS.

Le Département Médico-Universitaire « Diagnostic, Radiologie, Explorations fonctionnelles, Anatomopathologie, Médecine nucléaire » (DMU DREAM) est composé de 800 membres exerçant au sein de 16 services répartis sur 7 hôpitaux. Il est composé des 4 grandes spécialités :
  • Radiologie : la radiologie dans le domaine médical, désigne l’ensemble des modalités diagnostiques et thérapeutiques utilisant les rayons X, ou plus généralement utilisant des rayonnements. En médecine, on parle de radiologie conventionnelle pour désigner les examens diagnostiques utilisant un tube à rayons X classique servant à réaliser des images bidimensionnelles.
  • Explorations fonctionnelles : en médecine, une exploration fonctionnelle est un examen destiné à apprécier la manière dont un organe assure sa fonction. Il s’agit d’examens dynamiques, pouvant intéresser la pneumologie, l’endocrinologie ou l’orthopédie.
  • L’anatomie pathologique : l’anatomie et cytologie pathologiques (ACP) est une spécialité médicale qui consiste à faire une analyse microscopique de tissus ou cellules prélevés chez les patients lors de biopsies, ponctions et interventions chirurgicales. Cette analyse est indispensable au diagnostic de nombreuses maladies tumorales et non tumorales ainsi qu’à la recherche.
  • Médecine nucléaire : la médecine nucléaire utilise les propriétés de la radioactivité à des fins médicales. Les éléments radioactifs ont la particularité d’émettre différents types de rayonnements. Ces rayonnements traversent différemment les organes selon leur densité.
L’acronyme DREAM peut aussi être utilisé pour en décliner les perspectives :
  • Digital : le DMU regroupe un vaste panel des modalités d’imagerie et d’examens paracliniques indispensables au diagnostic et à la prise en charge thérapeutique, avec une « imprégnation numérique » variable. Dans l’optique de l’intelligence artificielle, des objets connectés, l’obtention d’une imagerie multimodale totalement digitale est un challenge du DMU.
  • Radioprotection : qui constitue une des missions transversales du DMU avec une démarche commune intégrant en particulier les problématiques de la médecine nucléaire, la thérapie ciblée, la radiologie interventionnelle. ou Recherche : les équipes de recherche, les thématiques et les projets sont nombreux et l’innovation technologique en est un mot clé.
  • Enseignement : pour un projet d’enseignement innovant incluant les 4 spécialités, les 5 sites, allant de la cellule à la fonction en passant par l’image conventionnelle et/ou nucléaire et en s’appuyant sur les supports pédagogiques de demain.
  • Activité : avec comme projet d’obtenir un outil de pilotage adapté aux activités de soins qui n’existe pas actuellement ou Assurance qualité : réelle opportunité de réflexion commune pour améliorer les circuits patients, la qualité et la sécurité des soins.
  • Management : une structure nouvelle avec un management à inventer pour assurer une qualité de vie au travail.
Trois services de l’hôpital Beaujon et appartenant au DMU DREAM sont membres de MOSAIC :
  1. Imagerie médicale – Radiologie (Pr Valérie Vilgrain).
  2. Médecine nucléaire (Pr Rachida Lebtahi).
  3. Service d’anatomie pathologique (Pr Valérie Paradis).
Le service d’anatomie pathologique de l’hôpital Beaujon (Pr Valérie Paradis, chef de service) est intégré au DMU DREAM du GHU Nord – Université de Paris de l’AP-HP. Il prend en charge l’ensemble des examens provenant des différents services du site avec une activité diagnostique principalement axée sur la pathologie digestive (DMU DIGEST) dont la transplantation hépatique. Le service bénéficie d’un support technique performant dont une tumorothèque certifiée [CRB (Centres de Ressources Biologiques, NF S96-900) ] comportant plus de 20000 prélèvements congelés annotés. La tumorothèque est membre du réseau national des CRB-Foie (réseau certifié NF S96-900 et IBiSA, Pr Valérie Paradis, membre du directoire). Le service s’est engagé depuis plusieurs années dans une démarche de pathologie digitale à visée diagnostique, d’enseignement et de recherche translationnelle avec le développement d’algorithmes de morphométrie quantitative automatique. En collaboration avec l’équipe INSERM « De l’inflammation au cancer dans les maladies digestives » (Valérie Paradis), le service contribue à la mise en place de plateaux techniques innovants (culture tissulaire ex-vivo et organoïdes) et participe à l’ensemble des essais cliniques du site. Le service compte 5 ETP médicaux (2 PUPH, 1 MCUPH, 1 AHU et 1 PH) et 17 ETP non médicaux. Il accueille 2 internes du DES anatomie pathologique (dont 1 interne junior) et 2 externes par semestre. Grâce à l’expertise des différents membres de l’équipe en pathologie hépatique et pancréatique, ce service assure une importante activité de relecture et second avis.

Le Département Médico-Universitaire DIGEST s’intéresse à la prise en charge de l’ensemble des pathologies digestives.

Trois services de l’hôpital Beaujon et appartenant au DMU DIGEST sont membres de MOSAIC : Le service de pancréatologie et oncologie, le service de chirurgie digestive et le service d’oncologie hépatique.

Le Département d’Epidémiologie, Biostatistiques et Recherche Clinique (DEBRC) dirigé par le Pr France Mentré est composé d’une secrétaire, de 6 médecins de Santé Publique (biostatistique et épidémiologie) titulaires ou non titulaire, 3 chefs de clinique, 2 internes et 2 ingénieurs statisticiens.

Il est composé de 3 Unités Fonctionnelles (UF) :

  • Épidémiologie et recherche clinique – Beaujon.
  • Épidémiologie, bio-statistiques et recherche clinique – Bichat.
  • Épidémiologie et recherche clinique – Louis Mourier.

Le DEBRC propose une réponse harmonisée et complète au plan méthodologique et statistique pour les investigateurs du GHUNUP afin de développer une recherche clinique et translationnelle originale, de qualité avec des méthodes modernes pour les projets de recherche clinique de l’ensemble des sites du Groupe Hospitalo-Universitaire Nord Université de Paris (GHUNUP).

Il est également responsable des analyses statistiques des essais du GHUNUP mais aussi de l’Unité de Recherche Clinique Paris Nord Val de Seine (URCPNVS). L’URCPNVS se structure autour de 3 antennes méthodologiques de la même façon que les UF avec chacune un responsable méthodologique. L’équipe est composée également d’un responsable adjoint (Dr Camille Couffignal), de 5 chefs de projets et de leurs équipes, et d’un responsable des statistiques et data management (Dr Cédric Laouénan). Elle est constituée d’une équipe de plus de cinquante personnes parmi lesquelles : praticiens hospitaliers médecin ou pharmacien, chefs de projet, statisticiens, data-managers, bio-informaticiens, attachés de recherche clinique, techniciens d’étude clinique. L’ensemble de ces personnes a reçu une formation orientée vers la recherche clinique. L’URC PNVS est une antenne délocalisée de la DRCI de l’AP-HP.

L’URC PNVS a pour missions principales la mise en œuvre et le suivi des projets de recherche clinique portés par les investigateurs du GHUNUP dont l’AP-HP est promoteur. L’URC PNVS met à la disposition des investigateurs des compétences méthodologiques, statistiques et technico-réglementaire pour les aider à concevoir des projets de recherche et assurer leur accompagnement (méthodologie, bio-statistiques, conformité, faisabilité, budgets prévisionnels, réponses aux appels d’offres). Représentante du promoteur, l’URC PNVS assure le suivi et le contrôle de la qualité des recherches, la gestion des données des projets et participe à la coordination des activités de recherche du groupe hospitalier.

L’URC PNVS et DEBRC proposent donc ensemble une réponse méthodologique et statistique et une réponse technico-réglementaire de part son expérience sur les problématiques réglementaire et logistiques d’un projet de recherche clinique.

Le département Innovation & Data (I&D) de l’AP-HP offre des outils et des services à un large éventail d’utilisateurs au sein de l’AP-HP pour soutenir les soins aux patients, les activités de pilotage et de recherche. Soutenu par un cloud institutionnel sécurisé et performant, l’espace de données de l’AP-HP intègre un grand nombre de données de santé massives collectées lors des activités de soins et de recherche qui peuvent être exploitées pour un usage secondaire.

Le service assure la saisie électronique des données pour 650 essais cliniques ou registres parrainés par l’AP-HP. La composante majeure de l’espace de données de l’AP-HP est l’Entrepôt de Données de Santé (EDS) de l’AP-HP, premier entrepôt de données de santé autorisé par la Commission Nationale de l’informatique et des Libertés (CNIL), permettant le traitement des données de santé de plus de 11 millions de patients pour faciliter la recherche, améliorer le système de santé, le rendre plus efficace et plus personnalisé.

Dans le domaine du pilotage, le portail Pilote permet le suivi de l’activité et des performances par les équipes soignantes et les directions stratégiques du siège et des CHU. Dans le domaine de la recherche, la solution i2b2, bientôt remplacée par Cohort 360, permet de constituer des « cohortes » en identifiant des patients ciblés et en rendant leurs données de santé FAIR (findable, accessible, interoperable and reusable). Plus de 200 projets de recherche, autorisés par le comité scientifique et éthique (CSE) de l’AP-HP, sont menés sur les données de l’EDS de l’AP-HP (études observationnelles, développement et validation externe d’algorithmes d’intelligence d’artificielle).

De nouveaux services visant à exploiter les données de l’EDS pour accélérer la recherche clinique sont en cours de construction dont des plateformes spécifiques à des projets intégrant des données cliniques multimodales et multi-échelles, notamment des données d’imagerie médicale (CT, IRM, PET-Scan…), des lames numériques d’anatomopathologie, des données omiques, ainsi que des données cliniques.

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